En ce 1er Octobre 2017, journée nationale de lutte contre les violences conjugales en Arménie, Charjoum se joint à la mobilisation des militantes féministes arméniennes.

Le 1er octobre 2010, Zaruhi Petrosyan est assassinée par son mari, elle a 20 ans. La mort de cette jeune femme devient le premier cas de féminicide médiatisé en Arménie et marque le début d'une mobilisation nationale contre les violences sexistes. Depuis, le 1er octobre est devenu la journée nationale d'actions et de sensibilisation contre les violences domestiques, conjugales et sexuelles en Arménie.

« Si l’on veut plus de droits en Arménie, si l’on veut revendiquer nos territoires, il faut commencer par avoir une société plus juste, incluant les femmes, et luttant contre les violences faites aux femmes et les discriminations. »

A l’occasion d’une tournée de conférences organisées en France par Charjoum – le mouvement, Lara Aharonian – militante des droits des femmes en Arménie a répondu à nos questions.

Lara Aharonian, est née à Beyrouth. Elle a quitté le Liban pour le Canada avec sa famille et a fait ses études à Montréal. Elle nous a dit : « J’ai toujours voulu venir en Arménie. En diaspora, on nous faisait rêver d’une Arménie idéale, pour laquelle nous pourrions agir ».

Comment est née l’idée de créer le Women’s Resources Center ?

J’ai d’abord travaillé en tant que bénévole à Terre et Culture. En 2003, j’ai déménagé à Erevan et avant d’arriver en Arménie, je suis entrée en contact avec Kohare, aujourd’hui professeure en sociologie, étudiante durant cette période et qui travaillait déjà sur le féminisme. C’est via l’Université d’Etat de Erevan que nous nous sommes connues.

En 2003, nous avons eu l’idée de créer un centre de ressources, d’abord sur le campus de l’Université d’Etat de Erevan. Nous avons créé des liens avec une professeure de sociologie, avec qui on a travaillé sur la « question des femmes ». A la rentrée 2004, nous avons réussi a obtenir un local sur le campus de l’Université d’Etat, dans lequel on a ouvert une bibliothèque féministe grâce aux dons de livres d’enseignant-es.

Le 28 octobre, une pleine page de publicité prétendant représenter les « Arméniens dans le monde » (« Global Armenians ») et appelant à une action unifiée parait dans le New York Times: http://asbarez.com/156506/global-armenians-ad-in-ny-times-calls-for-inclusive-leadership-in-armenia/

Elle était signée par 22 hommes et une femme.

À travers le monde, les femmes arméniennes sont leaders, penseuses, artistes, enseignantes et philanthropes, mais, à une exception près, ces femmes n'étaient pas parmi ses signataires.

Dernier jour de la marche. 

Aujourd'hui nous avons visité 4 écoles à Vardenis. 

Pour le 4ème et avant-dernier jour nous nous sommes rendues dans les villages de Tsovinar, Artvanist, Karchaghbyur où nous avons fait le tour des écoles, des cliniques. 
Pendant ce temps, d'autres volontaires allaient à la rencontre des habitants, frappant aux portes des maisons pour partager des discussions sur les problématiques des femmes des villages. La journée s'est terminée dans la ville de Vartenis avec une projection de film suivie d'un débat.

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