En ce 1er Octobre 2017, journée nationale de lutte contre les violences conjugales en Arménie, Charjoum se joint à la mobilisation des militantes féministes arméniennes.

Le 1er octobre 2010, Zaruhi Petrosyan est assassinée par son mari, elle a 20 ans. La mort de cette jeune femme devient le premier cas de féminicide médiatisé en Arménie et marque le début d'une mobilisation nationale contre les violences sexistes. Depuis, le 1er octobre est devenu la journée nationale d'actions et de sensibilisation contre les violences domestiques, conjugales et sexuelles en Arménie.

En Arménie, plus de 30 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints entre 2010 et 2016. Les militantes des droits des femmes ne cessent de dénoncer l'impunité et l'absence de soutien institutionnel. Elles-mêmes sont soumises à des menaces constantes. Actuellement, la Coalition contre les violences sexistes (Ընդդեմ կանանց նկատմամբ բռնության կոալիցիա) travaille à l'adoption d'une loi cadre pour la prévention et la condamnation des violences faites aux femmes. Cette loi se déclinera en plusieurs volets (social, éducatif, juridique et politique) afin de sensibiliser la société civile à cette problématique urgente et d'agir au mieux auprès des victimes.

À Erevan, les militantes défilent aujourd'hui dans plusieurs quartiers de la capitale où des femmes ont été assassinées ces dernières années. Elles rendent hommages aux victimes et rappellent l'urgence de l'application de la loi cadre, levier essentiel pour l'amélioration des droits des femmes.

Charjoum répond présent à l'appel des féministes arméniennes car il nous semble indispensable d'être solidaires des luttes menées sur place. En écho à Erevan, nous reprenons aujourd’hui à Paris une installation symbolique créée en 2015 en Arménie. A nos pieds, plus d’une trentaine de paires de chaussures qui symbolisent les femmes assassinées. Comme le dit Lara Aharonian, fondatrice et directrice du Centre de ressources des femmes à Erevan : 
« Il est important pour nous d'avoir un soutien local, mais aussi international et notamment en Diaspora sur cette journée. Le 1er octobre est là pour nous rappeler qu'un travail doit être mené et qu'il faut continuer à trouver les moyens pour que cette situation cesse. »

Nous sommes donc présent.e.s aujourd'hui devant l'Ambassade d'Arménie pour soutenir l'adoption de la loi cadre contre les violences domestiques et pour rappeler aux femmes d'Arménie qu'elles ne sont pas seules !

  

En mémoire à :

Zaruhi Petrosyan (1990-2010)
Maro Guloyan (1992-2012)
Mariam Sargsyan (1975-2012)
Anjela Dashyan (1987-2012)
Anahit Babayan (1962-2012)
Diana Nahapetyan (1977-2012)
Vardush Gharakhanyan (Inconnue - 2013)
Zemfira Matsakyan (Inconnue - 2013)
Tsoghik Ayvazyan (1986-2013)
Anonyme (1986-2013)
Anonyme (1983-2013)
Anna Avetisyan (1985-2013)
Lusine Davtyan (1977-2013)
Gohar Chilingaryan (Inconnue-2013)
Nelly Aghayan (1959-2013)
Hasmik Zaqaryan (1988-2014)
Ofelya Movsesyan (1960-2014)
Araksya Martirosyan (1979-2014)
Zhenya Harutyunyan (1971-2014)
Liana Manukyan (1986-2014)
Hermine Chilingaryan (1984-2014)
Varduhi Grigoryan (Inconnue – 2014)
Alvina Darbinyan (1949-2014)
Julieta Eghishyan (1952-2014)
Melania Poghosyan (Inconnue -2014)
Anahit Zakevosyan (1964-2015)
Heghine Darbazyan (1977-2015)
Araksia Martizosyan (Inconnue -2014)
Emma Nazarian (Inconnue-2015)
Narine Danelyan (Inconnue – 2016)

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